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Fabien MENOT,    l’artiste oublié

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L’essentiel

Pour beaucoup de Port de Boucains, Fabien Menot évoque le nom d’une structure sociale implantée depuis plus de vingt ans au quartier des Aigues douces.

Pourtant, ce nom est d’abord celui d’un artiste de talent qui a séjourné à plusieurs reprises dans notre commune. Peintre des ouvriers, lui-même ancien ingénieur en plomberie dans le bâtiment, il s’efforce de rendre compte du labeur des hommes des Chantiers et Ateliers de Provence, des marins, des pêcheurs et dockers de Port de Bouc.

 

C’est au début de l’année 1951 que l’artiste, professeur d’arts plastiques à Gennevilliers rencontre René Rieubon, maire de Port de Bouc, par l’intermédiaire d’un autre grand nom de la vie locale, Pierre Santoru. Fils d’un cheminot, Fabien Menot exerce la profession d’ingénieur en plomberie dans le bâtiment avant de vivre de sa peinture. Il devient le directeur de l’école de peinture du Comité d’Entreprise du constructeur automobile Renault à Paris. Il est aussi membre du comité directeur de l’Union des Arts Plastiques et sociétaire du Salon des Indépendants à Paris. Résidant à Vésiney en banlieue parisienne, il ne cesse de faire des séjours dans le Sud pour y trouver des sources d’études. Il cherche à produire des œuvres proches de la réalité ouvrière de l’époque. Soutenu par la commune, il réalise des fresques à la mairie, dans les écoles, dans les structures publiques. Ainsi, l’école Josette Reibaut, la maternelle de la Lèque, le centre social qui porte son nom, seront ornées de ses toiles. Certaines d’entre elles ont aujourd’hui disparu mais les habitants conservent le souvenir de ces scènes de cirque ludiques et chatoyantes.

La fresque du hall de l’école J.Reibaut représentait une famille soudée tournée vers le symbole absolu de la paix dans le monde : la colombe. Son goût pour les scènes de vie quotidienne se traduit aussi sur les toiles conservées par la commune « la musique », « la guinguette » ou « la terrasse ».
En 1952, Fabien Menot s’installe dans le Sud qu’il aime tant.
En 1957, l’escalier et la salle des mariages de l’Hôtel de Ville de Port de Bouc sont décorés des peintures murales sur toiles marouflées de l’artiste.
Les toiles de chanvre, directement collées aux murs, représentent des scènes ouvrières particulièrement représentatives de la vie port de boucaine : les dockers de Caronte, le pêcheur au calen dans le canal de Martigues, les cales des chantiers navals et enfin un paysage dévoilant le quartier de la Tranchée. Peintre des ouvriers, il s’efforce de rendre compte du travail des hommes des Chantiers, des usines, des marins, des pêcheurs de Port de Bouc.
À l’issue de ce labeur, un recueil de ces dessins est édité.

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